
Le 11 mars 2010, le porte-parole des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse.
Qin Gang : Mesdames et messieurs, bonjour. Je commence par vous annoncer trois nouvelles :
Premièrement, sur l'invitation du Premier Ministre du Conseil des Affaires d'Etat Wen Jiabao, la Première Ministre de la République populaire du Bangladesh Sheikh Hasina effectuera une visite officielle en Chine du 17 au 21 mars.
Deuxièmement, sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, le Secrétaire général de l'ASEAN Surin Pitsuwana effectuera une visite officielle en Chine du 16 au 22 mars.
Troisièmement, sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, le Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur de la République de Corée Yu Myung-hwan sera en visite en Chine du 17 au 19 mars.
Maintenant je suis prêt à répondre à vos questions.
Q : J'ai deux questions. Je sais que le Ministère des Affaires étrangères n'est pas le département compétent, mais j'aimerais tout de même poser la question de savoir où en est-on dans les négociations entre la partie chinoise et Google. Ma deuxième question porte sur les activités séparatistes pratiquées par les forces sécessionnistes à l'étranger, dont les partisans de l'« indépendance du Tibet ». La Chine a-t-elle eu des consultations avec des gouvernements étrangers sur ce sujet ? Si oui, y a-t-il eu des avancements ? Ces gouvernements sont-ils prêts à prendre des mesures contre ces organisations sécessionnistes ?
R : Sur votre première question, les canaux de communication entre les départements chinois compétents et les opérateurs Internet sont ouverts. Je voudrais simplement réitérer qu'il est de l'usage international que la Chine gère les réseaux d'Internet en vertu de la loi. Les fournisseurs d'accès à Internet étrangers, tant qu'ils opèrent en Chine, doivent respecter les lois chinoises.
Concernant votre deuxième question. Cette année, aux alentours du 10 mars, des partisans de l'« indépendance du Tibet » ont tenté encore une fois de s'introduire de force dans des missions diplomatiques chinoises à l'étranger. Cela a prouvé et révélé une fois de plus leur nature sécessionniste et leur inclination à la violence. Le respect mutuel de la souveraineté d'Etat et de l'intégrité territoriale est un principe fondamental à observer dans les relations interétatiques. Aucun des pays du monde ne reconnaît le soi-disant « gouvernement tibétain en exil », ni l'indépendance du Tibet. Et beaucoup d'entre eux ont même clairement fait part de leur opposition à ce que les forces séparatistes prônant l' « indépendance du Tibet » pratiquent sur leurs territoires des activités politiques sécessionnistes contre la Chine. Nous tenons à en exprimer notre appréciation. Selon le droit international, la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et la Convention de Vienne sur les relations consulaires, l'Etat accréditaire a l'obligation de protéger la sécurité du personnel et des biens des missions diplomatiques étrangères accréditées sur son territoire. C'est un principe qui régit les relations internationales, c'est là aussi du simple bon sens.
Q : Veuillez nous dire quels sont les dirigeants chinois qui rencontreront le Ministre britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth David Miliband qui viendra en visite en Chine la semaine prochaine et quels sont les sujets qui seront abordés entre les deux parties ? Le Royaume-Uni avait protesté contre l'exécution de son citoyen Akmal Shaikh en décembre dernier. Pourriez-vous faire un commentaire sur l'état actuel des relations sino-britanniques ?
R : J'ai déjà donné des informations sur la visite en Chine du Ministre Miliband lors de la dernière conférence de presse. Durant sa visite, il sera reçu par des dirigeants chinois et aura des entretiens avec le Ministre Yang Jiechi. Les deux parties échangeront leurs vues sur les relations sino-britanniques et les questions internationales et régionales majeures d'intérêt commun. Je suis sûr que cette visite contribuera à renforcer la connaissance et la confiance politique mutuelles entre les deux parties, à promouvoir leur coopération dans de vastes domaines et leurs communications et concertations sur des dossiers internationaux importants, et par-là, à faire progresser davantage les relations entre les deux pays.
Il y a quelque temps, les relations sino-britanniques ont connu des vicissitudes pour des raisons que tout le monde sait, telle que l'affaire du trafiquant de drogue Akmal Shaikh que vous venez de mentionner, sur laquelle la Chine a exprimé à plusieurs reprises sa position. Très attachés à nos relations avec le Royaume-Uni, nous estimons que nos deux pays, tous membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, partagent d'amples intérêts communs et des responsabilités importantes sur les questions majeures, telles que la préservation de la paix dans le monde et la promotion du développement commun, et que fondées sur une base de coopération étendue, leurs relations ont devant elles de vastes perspectives. Nous souhaitons que les relations sino-britanniques puissent progresser sur la base du respect mutuel, de l'égalité et des avantages réciproques. Nous sommes prêts à travailler ensemble avec la partie britannique dans ce sens.
Q : J'ai deux questions. Premièrement, le Dalaï Lama a prononcé un discours hier à Dharmsala, en condamnant la politique du gouvernement chinois sur le bouddhisme tibétain et en exprimant son soutien au « Turkestan oriental ». Quel est votre réaction à ses propos ? Deuxièmement, le gouvernement indonésien a annoncé que le Premier Ministre Wen Jiabao se rendrait en visite en Indonésie durant la troisième semaine de l'avril prochain. Pourriez-vous nous présenter les objectifs de cette visite ?
R : Concernant votre question sur le Dalaï Lama. Hier, il a publié une fois de plus une soi-disant déclaration. Mais, cette pratique n'est pas nouvelle du tout. Ces dernières années, il l'a fait année après année, pour déformer la réalité au Tibet, attaquer et calomnier à sa guise les politiques du gouvernement chinois à l'égard du Tibet, et prôner ses idées sécessionnistes de l'indépendance ou de la semi-indépendance. On n'y voit donc rien de nouveau. A l'heure actuelle, ce que le Dalaï Lama doit faire, c'est de regarder en face la réalité, de procéder à un examen de conscience sérieux sur sa position et ses actes erronés, de renoncer à ses idées séparatistes et de cesser les actes entrepris à cette fin, de sorte à créer des conditions favorables à ces contacts et consultations avec le gouvernement central. Quant à son soutien aux forces du soi-disant « Turkestan oriental » qu'il a mentionné dans la déclaration, n'est-ce pas justement une manifestation et une preuve de sa nature séparatiste et de son intention à saboter l'unité nationale ?
Quant à la deuxième question, la Chine maintient d'étroites communications avec les pays concernés sur la prochaine tournée à l'étranger du Premier Ministre Wen Jiabao. L'Indonésie, tout comme les autres pays de la région, est notre voisin. Nous sommes pour le bon voisinage et les liens étroits entre voisins dans les échanges interétatiques et entre individus, et nous entendons maintenir, dans cet esprit, d'étroits échanges à différents niveaux et dans divers domaines avec les pays limitrophes, pour promouvoir la coopération et renforcer la connaissance mutuelle et les liens d'amitié. Quant à la visite que vous avez mentionnée, nous vous en informerons une fois les choses fixées.
Q :Veuillez présenter le but et le programme de la visite en Chine du Ministre des Affaires étrangères de la République de Corée. Quelles sont les attentes de la Chine vis-à-vis de cette visite et des pourparlers à six ?
R : Les relations entre la Chine et la République de Corée se portent bien en ce moment. Les échanges de haut niveau sont fréquents, la coopération économique et commerciale, étroite, et les échanges culturels, dynamiques. Les deux pays maintiennent par ailleurs d'étroites communications et concertations sur les questions internationales et régionales majeures. Nous sommes satisfaits de la bonne santé de nos relations bilatérales et entendons œuvrer ensemble avec la République de Corée pour développer davantage ces relations, car cela est dans l'intérêt des deux peuples et contribuera à la paix, à la stabilité et au développement dans la région.
La visite du Ministre Yu Myung-hwan en Chine sera une bonne occasion pour les deux parties de renforcer leurs échanges, de promouvoir leur coopération et d'approfondir leurs concertations sur les questions majeures. Les questions bilatérales, régionales et internationales d'intérêt commun seront sur la liste des sujets à évoquer. Je pense que les pourparlers à six seront aussi abordés à cette occasion. La Chine et la République de Corée partagent le même souhait de promouvoir le processus de la dénucléarisation de la Péninsule coréenne et de rouvrir les pourparlers à six. Nous entendons travailler ensemble avec la République de Corée, en particulier à l'heure actuelle où de bonnes opportunités se sont offertes, à la reprise au plus tôt des pourparlers à six.
Q : Mon collègue vous a posé la question mardi dernier de savoir pourquoi le gouvernement chinois avait refusé qu'un écrivain australien participe au Festival international de la Littérature à Shanghai. Vous en avez la réponse maintenant ? Deuxièmement, si c'est parce qu'il est séropositif, la Chine modifiera-t-elle les lois concernées pour autoriser l'entrée des porteurs de VIH sur son territoire ?
R : Je suis en train de m'en renseigner auprès des départements concernés. Il y a en Chine des dispositions juridiques claires sur l'entrée sur son territoire des personnes atteintes de maladies contagieuses, y compris les porteurs de VIH, et ces dispositions sont connues de tous. C'est sur cette base que les départements chinois concernés traitent des demandes d'entrée en Chine des étrangers. Nous prions la partie australienne et l'écrivain lui-même de faire preuve de compréhension. Quant à la question de savoir où va la loi en la matière dans l'avenir, le Ministère des Affaires étrangères n'en est pas le département compétent, mais nous pouvons transmettre vos souhaits et vos préoccupations aux autorités qui le sont. Je voudrais souligner qu'en Chine, les malades du sida et les porteurs de VIH jouissent du respect, et que leurs droits et intérêts légitimes sont protégés. Chaque année, lors de la Journée mondiale du sida, les dirigeants du pays et les personnalités de divers milieux participent à des activités spéciales pour témoigner leur solidarité aux malades du sida et aux porteurs de VIH. Nous appelons aussi toute la société à le faire.
Q : (du même journaliste) C'est exactement parce qu'il est séropositif ?
R : C'est parce que vous l'avez dit vous-même. S'il l'est vraiment, selon les règlements chinois concernés, les porteurs de VIH ne pourront entrer en Chine.
Q : (du même journaliste) Vous êtes sûr que c'est à cause de cela ?
R : Je peux m'en renseigner davantage. La réponse que je vous fais maintenant est basée sur l'information que vous m'avez donnée.

Q : Malgré les efforts considérables déployés par les parties concernés pour ramener le processus de paix au Moyen-Orient sur la bonne voie, le gouvernement israélien a annoncé hier un projet de construction de nouvelles colonies à Jérusalem-Est, ce qui a suscité une condamnation générale de la communauté internationale, y compris de la part du Vice-Président américain Joe Biden. Quels sont vos commentaires à ce sujet ? Deuxième question, comment la Chine voit-elle les élections législatives qui viennent de s'achever en Irak ? Dernière question, en ce qui concerne le dossier nucléaire iranien, Israël a dit que toutes les options étaient sur la table, y compris celle en matière militaire. Quels sont vos commentaires là-dessus ?
R : La Chine s'oppose fermement à ce que le gouvernement israélien approuve la construction de nouvelles colonies juives à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. En ce moment critique dans le lancement des négociations indirectes entre Israël et la Palestine, cette décision israélienne ne pourra que porter atteinte à la base des négociations israélo-palestiniennes et aux efforts internationaux en faveur de la paix. Nous exhortons Israël à cesser immédiatement la construction de nouvelles colonies juives et à faire des efforts effectifs pour relancer les négociations de paix.
Les élections irakiennes ont eu lieu le week-end dernier. Nous suivons de près le comptage des voix qui est actuellement en cours. Quel que soit le résultat de ces élections, nous souhaitons que l'Irak puisse réaliser la paix, la stabilité et le développement, que son indépendance, sa souveraineté et son intégrité territoriale soient respectées et que son peuple vive dans le bonheur.
Maintenant, il y a dans le monde beaucoup d'initiatives et de propositions sur la question nucléaire iranienne. La position du gouvernement chinois est claire et constante. Nous préconisons une solution pacifique par voie diplomatique à la question et appelons les différentes parties à faire le maximum d'efforts dans ce sens.
Q : Selon le gouvernement chinois, les récents actes et propos du Dalaï Lama en Inde auront-ils des effets négatifs sur la relation sino-indienne ? Les mesures prises par le gouvernement indien sont-elles suffisantes pour combattre les manœuvres séparatistes des organisations réclamant l'« indépendance du Tibet » sur son territoire ?
R : La Chine et l'Inde sont tous les deux initiateurs des Cinq Principes de la Coexistence pacifique, dont l'un est le respect mutuel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale. Nous espérons que les deux pays pourront les respecter dans le développement de leurs relations de bon voisinage et de coopération amicale. Le gouvernement indien a réaffirmé, à maintes reprises, qu'il reconnaissait le Tibet comme une partie intégrante du territoire chinois et s'opposait à tout acte politique anti-chinois mené par des Tibétains sur son territoire. Nous apprécions beaucoup cette position.
Q : Pouvez-vous nous présenter le programme et le but de la visite en Chine du Secrétaire général de l'ASEAN Surin Pitsuwan ?
R : Sur l'invitation du Ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi, le Secrétaire général de l'ASEAN Surin Pitsuwan effectuera une visite en Chine du 16 au 22 mars. Il s'entretiendra avec le Ministre Yang Jiechi et échangera avec lui des vues sur la relation entre la Chine et l'ASEAN, la coopération pragmatique dans divers domaines et les questions internationales et régionales d'intérêt commun. Il se rendra également au Hubei et au Jiangsu. Nous espérons que cette visite contribuera à promouvoir notre coopération avec l'ASEAN et le développement du partenariat stratégique Chine-ASEAN.
Le renforcement des relations de bon voisinage et de coopération amicale avec l'ASEAN est une composante importante de la politique chinoise à l'égard de ses régions limitrophes. Depuis l'institutionnalisation du dialogue Chine-ASEAN il y a près de 20 ans, un mécanisme d'échanges mur et complet a été progressivement mis en place, et les échanges amicaux et la coopération pragmatique entre les deux parties se sont avérés fort fructueux sur tous les plans. Je voudrais souligner tout particulièrement que la zone de libre-échange Chine-ASEAN a été lancée officiellement le 1er janvier 2010. Avec une population de 1,9 milliard, un PIB de 6 000 milliards de dollars US et un volume des échanges commerciaux de 4 500 milliards de dollars US, elle est la plus grande zone de libre-échange entre les pays en développement et la plus peuplée de la planète. Depuis son lancement, elle s'est développée dans d'heureuses conditions. En janvier 2010, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l'ASEAN a atteint 21,48 milliards de dollars US, soit une augmentation de 80%. Les exportations de la Chine vers l'ASEAN ont augmenté de 52,8%, et celles de l'ASEAN vers la Chine, de 117,3%. Les faits montrent que l'établissement de cette zone correspond aux intérêts fondamentaux des deux parties. La Chine continuera à travailler dans le respect du principe du bénéfice mutuel et du développement partagé pour renforcer ses échanges et sa coopération avec l'ASEAN dans tous les domaines.
Q : Premièrement, le 10 mars, plusieurs ambassades de Chine à l'étranger ont été attaquées. Pourriez-vous nous en donner plus d'informations ? La Chine en a-t-elle parlé avec les gouvernements étrangers concernés ? A-t-elle obtenu des réponses satisfaisantes ? Deuxièmement, vous avez dit que la Chine appréciait les mesures prises par le gouvernement indien. Alors selon la Chine, est-ce que les États-Unis ont assez fait pour imposer des limitations aux activités de Kadeer Rebiya ?
R : Sur votre première question, le 10 mars dernier, des séparatistes prônant l'« indépendance du Tibet » ont tenté de s'introduire de force dans des établissements diplomatiques chinois en Inde et dans certains d'autres pays, mais leurs tentatives n'ont abouti à rien cette fois-ci, et elles ne sauraient jamais aboutir dans l'avenir. Respecter la souveraineté d'état et l'intégrité territoriale d'autrui et protéger la sécurité des missions diplomatiques étrangères sur son territoire et leurs personnels, cela est un principe à respecter dans les relations internationales qu'on n'a plus besoin de négocier. Par exemple, pour le gouvernement chinois, il a la responsabilité et le devoir de protéger chacune des missions diplomatiques étrangères en Chine.
S'agissant de votre deuxième question. Qu'ils soient Le Dalaï Lama ou les séparatistes réclamant l'« indépendance du Xinjiang », ils sont tous des forces en exil à l'étranger qui se livre à des actes visant à diviser la Chine et à saper l'unité nationale. Nous demandons à tout pays du monde de respecter les intérêts vitaux et les préoccupations majeures de la Chine, au lieu de leur donner refuge, de fermer les yeux devant leurs tentatives et de les soutenir sous quelque forme que ce soit. C'est sur cette base que ses relations avec la Chine peuvent se développer de façon régulière et saine.
Q : Le gouvernement du Myanmar a fait savoir hier que selon la loi électorale, Aung San Suu Kyi ne pourrait participer aux futures élections. Quels sont vos commentaires à cet égard ?
R : Ce que vous venez d'évoquer relève au fond des affaires intérieures du Myanmar. Il appartient au gouvernement et au peuple de ce pays de le gérer d'une manière appropriée. Ce que nous souhaitons, c'est de voir la stabilité et le développement au Myanmar.
Q : J'aimerais poursuivre une question précédente en vous demandant si le Premier Ministre Wen Jiabao se rendra en visite en Indonésie le mois prochain, s'il visitera d'autres pays durant ce déplacement, par exemple le Myanmar ou le Timor-Leste. Par ailleurs qui représentera la Chine au Sommet sur la sécurité nucléaire à Washington en avril ?
R : Pour le moment, je ne peux vous donner une réponse précise, mais nous allons vous tenir au courant.
Q : La Chine a adressé récemment une lettre aux Nations Unies, en faisant savoir qu'elle est d'accord pour être citée dans le chapeau de l'Accord de Copenhague comme pays soutenant cet accord. Mais des analyses disent que la Chine, en réalité, cherche à éluder un soutien complet à l'Accord de Copenhague et à prendre ses distances avec l'Accord. Quels sont vos commentaires là-dessus ?
R : Très attachée à la Conférence de Copenhague, la Chine a tout fait pour que celle-ci obtienne des résultats. Le Premier Ministre Wen Jiabao a fait le déplacement à Copenhague pour participer à la Conférence. Il a travaillé en étroite concertation avec différentes parties et fait une contribution majeure pour que cette conférence aboutisse à des résultats positifs, et surtout à la conclusion de l'Accord de Copenhague. La Chine soutient pleinement l'Accord de Copenhague. Cette position est claire et constante.
Le 29 janvier, le Premier Ministre chinois Wen Jiabao a affirmé clairement le soutien de la Chine à l'Accord de Copenhague dans ses lettres au Premier Ministre danois Lars Loekke Rasmussen et au Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon. Dans sa lettre de réponse, le Premier Ministre danois a hautement apprécié la position de la Chine.
Nous avons également adressé, le 28 janvier et le 9 mars derniers, des lettres au secrétariat de la Convention-Cadre sur les changements climatiques (UNFCCC) pour l'informer des objectifs que nous nous sommes fixés volontairement pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre et confirmer notre consentement à être inscrits sur la liste des pays soutenant l'Accord de Copenhague.
Tout cela montre que la Chine soutient sans équivoque et pleinement l'Accord de Copenhague. Les remarques selon lesquelles la Chine a cherché à garder ses distances avec cet accord ou à l'éluder sont dénuées de tout fondement.
Nous avons noté que les différents pays, en exprimant leur soutien à l'Accord de Copenhague, ont utilisé des formulations différentes en anglais. La Chine et certains pays ont utilisé le mot « support », tandis que d'autres ont utilisé « associate with » ou « stand by ». Il est inapproprié d'interpréter les différences des mots comme celles des positions.
À ce propos, comme l'anglais n'est pas ma langue maternelle, est-ce qu'il y a un journaliste américain ou britannique qui peut me dire lequel de ces trois mots : « support », « associate with » et « stand by », donne une idée plus forte et plus claire de soutien ? Que signifie « associate with » ? L'agence AP s'appelle, n'est-ce pas, « Associated Press ». Bref, sur cette question, ni les actions entreprises par la Chine ni les formulations qu'elle utilise ne laissent à mon avis, d'ambiguïté. La Chine soutient l'Accord de Copenhague. Elle fait tout pour lutter contre le changement climatique et participer activement à la coopération internationale en la matière. Notre détermination, notre volonté et nos actions sont fermes et claires.
S'il n'y a plus de questions, je lève la séance d'aujourd'hui. Merci de votre présence et au revoir !











